Le pancrace OK Bertrand Fleuret KO (La Dépèche)

par boxingclubmuret  -  12 Mars 2013, 12:01  -  #ARCHIVES

  Boxe in défi XIV

Médecin, coach et officiels au secours de Bertrand Fleuret. /Photo DDM R.C. - Tous droits réservés. Copie interdite.
KO

Médecin, coach et officiels au secours de Bertrand Fleuret. /Photo DDM R.C.  

Bertrand Fleuret ne réalisera pas son rêve: il ne sera pas champion du monde. Lui qui espérait ce titre pour terminer sa carrière s'est effondré après un coup de tibia à la tempe dans une esquive trop basse.

On entamait la 3e reprise d'un combat qui devait en compter 12 quand le public s'est tu : son champion, Bertrand, ne se relevait pas. Et déjà l'Écossais Sam Allan, sautait de joie agitant les lamelles argentées d'une drôle de jupe fixée par-dessus son pantalon. Un final que les spectateurs de la salle Alizé auraient préféré différent, eux qui ont été gâtés par une série de huit confrontations, ne rechignant pas aux encouragements, chantant la Marseillaise ou surfant sur une ola.

Il est vrai que l'équipe d'Alain Bonadéi soignait le spectacle, en lumières et décibels et pompon girls, assurant le décorum. Avec des interludes souvent tournés vers les enfants : les démonstrations des mini pousses, de l'école de boxe, des Pirates ou de cardio-boxing. Tandis que les tables des entreprises se régalaient d'un couscous, les tribunes ne laissaient aucun vide (la sécurité a arrêté les entrées à 20h30 ; on devait approcher les 1500 spectateurs). La formule plaît et le public est souvent connaisseur. On l'a senti rugir de plaisir à l'annonce du combat de Pancrace.

La nouveauté du programme

Si durant les jeux olympiques antiques le pancrace permettait tous les coups «hormis l'arrachage des yeux et les morsures», la version contemporaine admet toutes les techniques de pieds, poings, genoux et coudes. Sans protection, et avec des gants qui laissent les doigts libres, les oppositions sont farouches. L'entrée d'Anthony Réa et de Mattéo Minonzio assurait à elle seule le spectacle d'autant que les deux armoires à glace étaient arbitrées par un autre «costaud» : Emilian Hagiu, un adjudant-chef de la Légion installé à Castelnaudary, et qui après avoir tâté de tous les sports de combat, atteint par la limite d'âge, reste dans le milieu en entraînant et en arbitrant au niveau international. Il n'a pas eu du mal à départager les deux hommes, l'Italien ayant été prié d'arrêter par le médecin après des saignements. Un strapping lui faisait une ligne noire dans le dos (pour cacher des tatouages gênants disaient certains). Son vainqueur, le Toulousain Réa a rajouté une ligne à son impressionnant palmarès et s'est assuré la sympathie du public en assurant une longue séance d'autographes et de photos.

Peu après, le «local» Jean-Luc Benoît a récité sa boxe. Le changement de catégorie ne nuit pas à son sérieux : le Parisien Mamadou Sissoko en a fait les frais. Dans le championnat d'Europe de K1 la classe de Diarra Modibo a écarté le Suédois Martin Akhtar. Dans les précombats signalons la victoire du Muretain Hugo Ayache.

Publié le 12/03/2013 03:49 - Modifié le 12/03/2013 à 08:17

 

http://www.ladepeche.fr/article/2013/03/12/1579959-muret-le-pancrace-ok-bertrand-fleuret-ko.html

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